Etiquetage vs Pollution

Démarré par Mac Karium, 05 11 09, 01:54 AM

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yanika


Mac Karium


Nos industries rejettent dans l'air, les eaux et les sols environ :


- 310 kgs de matières toxiques par seconde.

- dont 65 kgs de substances cancérigènes par seconde.


Le temps d'écrire ce message (4mn), ce sont donc :

- 74400 kgs de toxiques qui ont été rejeté,
- dont 15600 kgs de matières cancérigènes.


C'est plus parlant lorsque les chiffres sont ramenés à l'échelle humaine.


N'oublions pas non plus que si nos industries le font, c'est parce que nous le voulons bien.
La majorité d'entre nous ne s'en préoccupe pas tant que ça n'a pas véritablement de conséquences graves, sensibles dans nos vies.

Comme le chantait quelqu'un :
est-ce que ce monde est sérieux ?...

Que suis-je prêt à changer dans ma vie pour stopper ça ?...






Mac Karium

Toujours dans le sujet de l'étiquetage utile, voici le témoignage d'un apiculteur :

CitationL'industrie agrochimique remplace les anciennes molécules moins rentables par de nouvelles bien plus lucratives et d'une toxicité encore jamais vue.

On ne mesure plus le toxique en mg/l, ou en ppm, mais maintenant en ppb (partie par milliard).

Exemple du Cruiser récemment autorisé. La fine pellicule d'enrobage d'un grain de maïs contient 0,63mg de thiaméthoxam (source Syngenta)

Ouvrez un ce ces sacs de semences Cruiser, prenez un grain de maïs, un seul, balancez le dans une cuve de 5000 litres d'eau, vous atteignez une contamination de 0,126 microgramme/litre, soit au dessus de la norme européenne de 0,1 microgramme/litre pour l'eau potable. Le thiaméthoxam est hyper soluble dans l'eau (jusqu'à 5gr/litre d'eau).

Semé à 100 000 grains/hectare, le potentiel de contamination d'un ha de maïs Cruiser correspond donc à la contamination potentielle d'un demi milliard de litres d'eau à 0,126 microgrammes/litres. Une partie de ce thiaméthoxam arrivera inéluctablement à votre robinet. Une partie aussi, c'est l'objectif, se diffusera dans la sève de la plante, et cette fois ce sont nos petites abeilles et tous les insectes pollinisateurs qui resteront sur le champ. Et quel impact d'un tel poison sur les vers de terre et toute la flore microbienne du sol ?

http://forum.orange.fr/liremessages.php?idsection=1670&thread=7854

Je continue de penser que lister clairement les pesticides employés sur les aliments permettrait de faire bouger les choses beaucoup plus rapidement, notamment en matière d'agriculture bio (seulement 2% de la surface agricole en France alors que la demande explose. Résultat : on importe...)

On emploie bien des tubes spéciaux pour faire ressortir les couleurs des fruits ou de la viande qui se vendraient moins bien sinon.

Pourquoi pas ne pas indiquer la vraie composition des fruits & légumes ?
Peut-être parce que ça se vendrait moins bien...

:roll:

Mac Karium

Citation de: Patmos le 05 11 09, 20:41 PM
Si le fruits et légumes ne sont pas "clean", le pire est en quelque sorte passé, les produit utilisé dans le années 50 à 70 était beaucoup plus toxique et surtout plus rémanent, depuis les années 90 beaucoup de molécule ont perdues leurs homologations, la gamme disponible de pesticide commercialisé se réduit.

OK avec tout ce que tu as écris précédemment. Mais là, je suis moins optimiste... D'abord parce qu'il n'y a pas que les pesticides comme toxiques. Et rien qu'avec l'exemple du chlordécone, on voit qu'une interdiction n'entraine ni l'arrêt des nuisances (de par la rémanence des produits. Cf le DDT, PCB pour les plus connus) ni l'arrêt de son utilisation. Que ce soit de manière frauduleuse ou légale.

Ceux qui ont des stocks de ce genre de produits (fabricants centrale d'achat, etc.) n'auront jamais un raisonnement moral du genre : "Cette molécule est toxique et peut entrainer de grave pb de santé et de pollution : détruisons tous les stocks pour éviter d'aggraver le problème et promettons de ne plus jamais recommencer".  :ange:

Leur premier réflexe va être d'écouler leurs stocks le plus rapidement possible avant la date d'échéance ou avant de se faire prendre ou encore d'exporter vers des pays plus laxistes dans leurs normes environnementales ou de santé.

CitationSelon « Le monde selon Monsanto »(documentaire), Monsanto aurait eu connaissance de la toxicité des PCB au moins dès 1937, et a contaminé la ville d'Anniston en Alabama sans précaution "pour ne pas perdre un dollar de vente". Dans le procès « Abernathy v. Monsanto », le 23 février 2002, le jury déclare Monsanto et Solutia coupables d'avoir pollué « le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB »

Quid des pays en dehors de l'UE ou zone équivalente ?

Avant de commercialiser un produit, l'industrie pharmaceutique doit suivre des protocoles très contraignants. Les industriels du phytosanitaire & des biocides (entre autres : on pourrait citer les produits ménagers, du batiment, etc.) sont-ils astreints aux mêmes contraintes (notamment en terme de durée des tests) avant de pouvoir commercialiser de nouvelles molécules potentiellement toxiques ? Ou c'est open bar ?

Pour voir le nbre de produits / molécules existants ainsi que ceux déjà retirés :
- Le catalogue des produits phytopharmaceutiques et de leurs usages des matières fertilisantes et des supports de culture homologués en France

"A la suite du Grenelle de l'environnement, le Gouvernement a décidé de réduire de 50% de l'usage des pesticides, si possible dans un délai de dix ans". (Observatoire des pesticides)

- ECOPHYTO 2018


Mac Karium

#17
Citation de: Niclette le 05 11 09, 20:53 PM
Ce genre de phrase par exemple est difficile à interpréter :Il s'agit de la disparition totale ? Il s'agit d'un temps pour que la pollution soient trop faible pour être détectable dans les produits consommés ? Du temps pour que l'on repasse sous des seuils légaux (dans ce cas lesquels ?)

Je n'en sais rien mais a priori, vu que le terme pollution est employé, il est probable qu'il s'agisse du délai pour que l'effet toxique du chlordécone devienne inférieur ou égal à la limite tolérable d'exposition chronique. Quoiqu'il en soit, et même s'il était divisé par 10 ou par 100, ce nombre donne une idée des conséquences qu'engendre une telle pollution. Un bébé né aujourd'hui sera exposé à ce pesticide toute sa vie !

Concernant la rémanence.
Et pour prendre conscience de la gravité des conséquences d'une telle aberration.

" Le Chlordécone a été détecté dans la graisse abdominale de 100% de femmes, ce qui laisse à penser au Dr Khadel que toute la population guadeloupéenne est contaminée, dans le sang de 90% d'entre elles, mais aussi dans le sang du cordon à 94%, dans le lait maternel 3 jours après l'accouchement (40%)." (idem)

(cf Multigner, L. and Kadhel, P., 2004. Exposition à des polluants environnementaux chez la femme enceinte et son enfant en Guadeloupe. Niveau de chlordécone dans le sang maternel et étude des déterminants de l'imprégnation. INSERM U625 & Service de Gynécologie - Obstrétique CHU Pointe à Pitre, Rapport Final, 35 p.)


Ce qui signifie que la contamination perdure des années même après l'arrêt de l'utilisation du pesticide. Les gens ne peuvent même plus consommer librement certains produits cultivés localement ou issus de leur pêche de loisir...

Et on ne parle que d'un seul pesticide...

:xx:

Le point positif, c'est qu'on en parle.
Et même un peu plus.




Mac Karium

Citation de: Patmos le 05 11 09, 20:41 PM
Quand je vois comment certain jardinier amateur utilisent les produit àleur disposition, ben je préfère acheter dans le commerce, c'est plus sain (ou moins intoxiqué).

Ca...  :-(
On surdose pour être sûr que c'est efficace...

Citation« Les particuliers et autres agriculteurs du dimanche ont eu recours au Chlordécone dans leur lutte contre les charançons du bananier, mais aussi, indépendamment de la culture bananière, contre les fourmis manioc ; ce faisant, ils recherchaient l'efficacité à bas prix et surtout la rémanence : leur travail d'entretien courant était alors moins pénible et la terre « était moins basse ». Rappelons qu'en Guadeloupe, à la veille de son interdiction de commercialisation, le Mirex était en vente jusque dans les grandes surfaces de bricolage (rayon jardinage) ainsi que dans les supermarchés alimentaires, en sachets de 35 grammes. Environ 1 tonne a été écoulée selon cette filière et a ainsi pu se disséminer dans toute la Guadeloupe »
(Philippe Verdol, L'île-Monde dans l'œil des pesticides, Ibis Rouge Editions, 2009)

J'ai cependant l'impression d'une certaine prise de conscience à ce niveau.

Mac Karium

#15
Citation de: Niclette le 05 11 09, 20:53 PM
Il faut faire également attention avec les principes produits chimiques = mauvais et produits naturels = bons. Il y a des produits chimiques qui ne posent pas de problèmes utilisés de manière raisonnable, il y a des produits naturels qui sont dangereux pour l'homme.

Tout à fait.

Citation de: Niclette le 05 11 09, 20:53 PMLa consommation des produits bio n'a d'ailleurs pas d'effet bénéfique prouvé sur la santé (entre autres parce que c'est noyé dans des dizaines de facteur : pollution de l'air par les voitures, des appartements par des produits de nettoyage, fumée de cigarette, ...)

Le premier effet est qu'elle nourrit sans contenir de pesticides et sans détruire l'environnement.
Rien qu'à ce titre, la consommation bio peut être classée au rayon bénéfique pour la santé.



Patmos

Citation de: Niclette le 05 11 09, 20:53 PM
La consommation des produits bio n'a d'ailleurs pas d'effet bénéfique prouvé sur la santé (entre autres parce que c'est noyé dans des dizaines de facteur : pollution de l'air par les voitures, des appartements par des produits de nettoyage, fumée de cigarette, ...)

L'intérêt des production bio:
coté santé, d'accord avec Niclette, de plus comme ça ne consiste qu'une partie de l'alimentation.
Coté environnemental: c'est une agriculture qui ne pollue pas les nappe phréatique, et bien plus respectueuse de l'environnement. Environnement qu'elle a d'ailleurs besoin, des haies ou bois sont des refuges pour les parasitoïdes  (insectes ou autres animaux parasites des parasites).
Coté culinaire: meilleures qualités organoleptiques

Citation de: Niclette le 05 11 09, 20:53 PM
Il faut faire également attention avec les principes produits chimiques = mauvais et produits naturels = bons. Il y a des produits chimiques qui ne posent pas de problèmes utilisés de manière raisonnable, il y a des produits naturels qui sont dangereux pour l'homme.

Hé oui: exemple la nicotine, a été utilisé en tant qu'insecticide en agriculture, tellement toxique que interdit depuis longtemps. La roténone autre inecticide végétal, a été retiré de la vente cette année (aurait des propriétés cancérigène ??, je n'en sait aps plus).
L'usage de sulfate de cuivre est autorisé en bio (pour des raisons historique, on l'utilise depuis 150 ans, donc c'est pas bien méchant......) alors qu'il y a des anti mildiou (zinèbe ou manèbe) moins toxique, mais non autorisé.

Niclette

#13
Le problème c'est que les opposant aux pesticides exagère la toxicité et que les utilisateurs la minimise.

Aujourd'hui on ne sait pas vraiment la toxicité de ces produits à petite dose et leurs interactions.

Ce genre de phrase par exemple est difficile à interpréter :
CitationSelon le BRGM - Bureau de recherches géologiques et minières - du fait des 1 250 tonnes de chlordécone épandues avant que l'usage ne soit définitivement interdit (1993) la pollution ne devrait disparaître que dans 7 000 ans.
Il s'agit de la disparition totale ? Il s'agit d'un temps pour que la pollution soient trop faible pour être détectable dans les produits consommés ? Du temps pour que l'on repasse sous des seuils légaux (dans ce cas lesquels ?)

La consommation des produits bio n'a d'ailleurs pas d'effet bénéfique prouvé sur la santé (entre autres parce que c'est noyé dans des dizaines de facteur : pollution de l'air par les voitures, des appartements par des produits de nettoyage, fumée de cigarette, ...)

Il faut faire également attention avec les principes produits chimiques = mauvais et produits naturels = bons. Il y a des produits chimiques qui ne posent pas de problèmes utilisés de manière raisonnable, il y a des produits naturels qui sont dangereux pour l'homme.

Nous avons commis des abus dans les années 60 à 80 avant de prendre conscience du problème, reste à trouver le juste équilibre pour une agriculture raisonnée.

Patmos

Citation de: Guillaume555 le 05 11 09, 18:31 PM
Le problème, c'est qu'on ne peut pas se passer d'utiliser des pesticides, sinon la production de fruits et légumes deviendrait insuffisante.

je vais tempérer ctte affirmation, pour ce que je connait bien, les légumes, si les consommateur accepte de payer les légumes 50% plus cher, on pourrait facilement généraliser la production bio à l'nensemble de la filière. Bien sûr il faut renoncer à consommer à contre saison, dès lors qu'on force la culture, la plante est moins résistante et le besoin en produit phytosanitaire explose. Le budget moyen des ménage est (sauf erreur) pour les fruit et légumes de 1,5 ou 2%. Si on mesure l'importance pour la santé de ces aliments, celà semble du bon sens de consommer bio. La productivité en culture biologique n'est pas beaucoup plus faibble en conventionnel.
L'impact de la culture bio est très variable selon les espèces, presque nul pour les tomates, qui ne demandent aucun traitement dès lors qu'elle sont sous serre. Important pour les oignons ou les tomates pour lesquels le désherbage sera forcement manuel en bonne partie et va requérir beaucoup de main d'oeuvre.
Pour les grandes cultures, oui sans pesticides c'et beaucoup moins productifs, et passer en culture bio me semble plus compliqué, mais je connais moins.

Pour les fruits, je crois qu'il y a des possibilté, le choix variétale y est plus décisif, les variétés commerciales ne sont pas assez sélectionnées pour la résistance aux maladies.

2 élément de réflexions:
- en culture bio une unité d'azote apporté sous forme organique a autant d'effet de 2 sous forme chimique (et les plantes fertilisé d'engrais organqiue résistent beaucoup plus aux maladies).
- l'utilsation massive d'insecticide, d'herbicide et de fongicide date des année 50, même si des produits chimiques sont utilisdé depuis de XIXième. L'agriculture existe depuis 6 ou 7 000 ans.

Si le fruits et légumes ne sont pas "clean", le pire est en quelque sorte passé, les produit utilisé dans le années 50 à 70 était beaucoup plus toxique et surtout plus rémanent, depuis les années 90 beaucoup de molécule ont perdues leurs homologations, la gamme disponible de pesticide commercialisé se réduit.
Quand je vois comment certain jardinier amateur utilisent les produit àleur disposition, ben je préfère acheter dans le commerce, c'est plus sain (ou moins intoxiqué).


Mac Karium

Citation de: PEPEJUL le 05 11 09, 20:05 PM
Aaaaaah l'Képone.... encore un produit de truand !  :merci:

:rire:

dit la Sulfateuse...  ;-)

Mac Karium

Citation de: Guillaume555 le 05 11 09, 18:31 PM
Une étiquette pour prévenir le consommateur qu'il y a des pesticides ? Okay, mais beaucoup se prétendront être déjà au courant et risquent finalement de ne pas changer leurs habitudes.

C'est possible. Mais j'ai pour ma part l'impression que les gens sont de plus en plus sensibilisés à ces problèmes. De plus, personne n'aime voir une collection de produits chimiques accolée à un aliment. Il existe une nette différence entre savoir plus ou moins précisément qu'un traitement est employé et voir la liste exhaustive des traitements chimiques en question...

;-)

PEPEJUL

Aaaaaah l'Képone.... encore un produit de truand !  :merci:

Mac Karium

#8
On peut effectivement en éliminer une partie par le lavage et l'épluchage mais il faut hélas également prendre en compte la pollution des sols, des eaux, de la faune et de la flore engendrée par ces produits.

Un exemple : le chlordécone (comme dirait Coluche, rien que le nom m'amuse...)
Son deuxième petit nom est Képone (et là non plus, c'est pas une blague)

Pesticide utilisé dans les bananeraies.

Je choisis cet exemple car la banane s'épluche obligatoirement et ne doit pas être lavée pour être consommée.

Interdit depuis 1976 aux USA / 1993 en France
Utilisé malgré tout jusqu'en 2005-2007
D'abord à cause d'une dérogation demandée par les producteurs, ensuite frauduleusement.
Cancérogène possible, pb neurologique et toxique.
Persistant jusqu'à 46 ans dans les sols
Non biodégradable

CitationSelon le BRGM - Bureau de recherches géologiques et minières - du fait des 1 250 tonnes de chlordécone épandues avant que l'usage ne soit définitivement interdit (1993) la pollution ne devrait disparaître que dans 7 000 ans.

Ces pesticides utilisés de manière irraisonnée nous contaminent.
Nous mais aussi les sols et les nappes phréatiques.
Et là, ça devient très gênant car quasi irrémédiable.

Sans parler des interactions possibles :

CitationUne difficulté est que d'autres pesticides -encore mal suivis et mesurés- ont été très utilisés sur les cultures intensives aux Antilles françaises, dont certains pourraient agir en synergie avec le chlordécone. Ce dernier produit ne doit donc pas être « l'arbre qui cache la forêt » rappelait le Dr Belpomme dans son rapport de mi-septembre 2007, car ce sont, ajoutait-il, plus de cent pesticides différents qui auraient été déversés durant les dix dernières années, en Guadeloupe notamment.


Aux Antilles, c'est tout un écosystème qui a été pollué. Les cultures effectuées aujourd'hui, y compris d'autres légumes, sont contaminées. Le poisson d'eau douce est contaminé. On en retrouve même des traces dans le lait maternel...

C'est juste criminel.

:xx:

- Plus d'infos sur cette merveille ?


Guillaume555

Le problème, c'est qu'on ne peut pas se passer d'utiliser des pesticides, sinon la production de fruits et légumes deviendrait insuffisante. Il faut trouver un juste milieu.
Je pense aussi que l'étude faite n'est pas tout à fait exacte dans le sens où les aliments soumis aux tests sont soumis en étant entiers : on analyse la peau, les noyaux, les pépins avec...
Or pour la plupart, avant de les manger, on les lave, on les épluche, pour certains on les fait cuire, tout ça permet de diminuer considérablement la quantité de pesticides qu'on retrouve sur ces aliments, jusqu'à ce que leur quantité devienne négligeable.
Une étiquette pour prévenir le consommateur qu'il y a des pesticides ? Okay, mais beaucoup se prétendront être déjà au courant et risquent finalement de ne pas changer leurs habitudes.
Je pense qu'on pourrait compléter ces étiquettes d'informations en prescrivant aussi aux consommateurs de laver correctement leurs fruits et légumes avant de les manger.
Mais dans le fond, si on en arrive à ce point, c'est finalement plutôt triste car ce sont des règles d'hygiène qu'on apprend quand on est enfant (mais bon si il faut passer par-là...).

Mac Karium

#6
Citation de: Guillaume555 le 05 11 09, 14:39 PM
Ca m'a l'air un peu alarmant ce genre de discours, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est alarmant "pour rien", mais il faut prendre ça avec des pincettes (dans le même genre de discours, on avale du mercure en buvant de l'eau du robinet).
Les autorités sanitaires se veulent quand-même rassurantes, les risques d'intoxication aigües dûes aux pesticides sont minimes dans les pays Européens, et les pesticides sont quand-même nécessaires pour assurer une production suffisante.
Source : i-dietetique.com

Mouarf. Si les autorités sanitaires le disent...  :roll2:
Chacun est libre de ne pas voir d'inconvénients aux toxiques.

En ce qui me concerne, j'aimerais bien pouvoir manger, boire, respirer NON toxique.  :oui:

Le problème provient aussi de l'accumulation de ces doses minimes au cours des années. On ne devient pas insensible : c'est le contraire qui se passe.

Le lien que tu donnes est un communiqué dont la source est le CERIN.
Mais qu'est ce donc ?...
Je google, nous googlons et...

CitationLe CERIN - Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles est le département santé du Cniel - (Interprofession laitière) dont la mission est de connaître et faire connaître les relations entre alimentation et santé. Une équipe pluridisciplinaire (médecin, diététiciens, nutritionniste, documentaliste ...) développe depuis de nombreuses années des programmes de recherche, organise des colloques et offre un ensemble d'outils d'information et de services aux professionnels de santé et du secteur social ainsi qu'aux médias

Qu'est ce que le  CNIEL ? --> Nos amis pour la vie !
Les produits laitiers...
(La Maison du lait regroupe les acteurs principaux de la filière laitière française)

Pouvons nous parler de totale indépendance dans ce cas ?...

:sifflets:

Guillaume555

Ca m'a l'air un peu alarmant ce genre de discours, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est alarmant "pour rien", mais il faut prendre ça avec des pincettes (dans le même genre de discours, on avale du mercure en buvant de l'eau du robinet).
Les autorités sanitaires se veulent quand-même rassurantes, les risques d'intoxication aigües dûes aux pesticides sont minimes dans les pays Européens, et les pesticides sont quand-même nécessaires pour assurer une production suffisante.
CitationD'après le dernier rapport de l'autorité européenne qui vient de se pencher sur les résidus de pesticides, 92 substances actives sur les 236 déjà évaluées ont une faible probabilité de présenter un risque pour les consommateurs. Pour les 144 substances restantes, le premier examen n'a pas permis d'exclure un risque potentiel, notamment pour certains groupes de la population particulièrement sensibles ou exposés (par exemple les enfants). Des travaux supplémentaires vont donc être réalisés sur ces substances

Source : i-dietetique.com


Mac Karium


Mac Karium

Un étiquetage sur les pesticides utilisés voire la quantité présente dans les fruits & légumes que nous achetons.
Ca ferait réfléchir aussi...

On peut bouffer jusqu'à une dizaine de pesticides par jour selon les fruits consommés...

Quand je pense que dans son discours sur l'agriculture du 27 octobre dernier, Nicolas Sarkozy promet des centaines de millions d'euros aux agriculteurs sans même mentionner l'agriculture bio ! Actuellement, les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés, mais comme notre production nationale est insuffisante, on est obligé d'importer les aliments bio !  :grr:

Un bon étiquetage permettrait de rendre plus concret l'aspect toxique de l'agriculture conventionnelle.
Toxique pour les consommateurs, pour les sols, pour l'eau, la faune, la flore et pour les agriculteurs eux mêmes.

Un rapport a été publié par l'Environmental Working Group (EWG) concernant les résidus de pesticides de 47 fruits et légumes, basée sur 87000 tests réalisés entre 2000 et 2007.

Les plus pollués :

- Pêche
- Pomme
- Poire
- Nectarine
- Cerise
- Raisin
- Fraise
- Framboise
- Poivron
- Céleri
- Haricot vert
- Pomme de terre
- Epinard
- Laitue
- Concombre
- Courge
- Citrouille

- http://www.foodnews.org/

Enjoy...


Mac Karium

Ce serait intéressant d'étendre le procédé, notamment au taux de sulfites dans le vin...

:roll:

Mac Karium

#1
Chacun sait que l'air à l'ntérieur de nos maisons est plus pollué que l'air extérieur, en raison de tous les relarguages intempestifs de polluants provenant des matériaux de construction, meubles, sols, produits d'entretien, peintures, etc.  :-/

"L'Afsset propose un dispositif d'étiquetage des matériaux de construction et des produits de décoration en vue d'améliorer la qualité de l'air intérieur

Les polluants pris en compte par l'Afsset sont les composés organiques volatils (COV : hydrocarbures, alcools, aldéhydes, ...) qui contribuent à la dégradation de la qualité de l'air intérieur. L'Afsset a ainsi retenu 165 composés principaux susceptibles d'être émis par les produits de construction et de décoration et d'entrainer des effets sur la santé.

(...) Au Japon, de telles mesures ont permis en cinq ans de réduire de 30 à 1 % le nombre de logements dépassant la référence japonaise sur le formaldéhyde."

La suite ICI