La France va devoir importer de l'électricité cet hiver

Démarré par Eragon, 31 10 09, 19:39 PM

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yanika


Mac Karium

Citation de: Cyberfish le 16 11 09, 14:36 PM
(...)il semble que cela vienne du fait que les surfaces sont directement louées par des sociétés d'exploitation qui posent et entretiennent le matériel.
Il n'y a donc aucun frais pour le propriétaire ni aucun tracas. La boite s'occupe de tout et se contente juste de reverser un loyer (quoi de plus rentable ?).

Oui, c'est ce genre de schema auquel je pensais  :oui:

Un organisme, quel qu'il soit, qui installe le matériel, le gère. En échange, il paie un loyer pour la surface utilisée : les toits de zone industrielle, d'entrepôts, une zone pavillonnaire, un centre commercial, etc.

Merci pour l'exemple de l'Allemagne que je connaissais pas  :merci:

Mac Karium

Citation de: Niclette le 16 11 09, 14:33 PM
Il est possible de monter des chaudières de cogénérations produisant chauffage + électricité dans les quartiers à forte densité de population (en ville dans les quartier d'immeuble) ou dans l'industrie et d'utiliser des chaudières à granulés pour les particuliers habitant dans des zones mois densément peuplées.

Yes ! J'avais oublié ces chaudières de cogénération  :oui:

Donc effectivement, ce serait plus intéressant économiquement non pas d'équiper individuellement mais plutôt d'effectuer une microproduction "groupée" pour consommation locale.

Citation de: Niclette le 16 11 09, 14:33 PM
Pour le miscanthus par exemple, le pouvoir calorifique est 4500 kWh par tonne avec un rendement de l'ordre de 10 tonnes par ha. En imaginant de ne payer que 0,03 € le kWh aux agriculteurs cela fait 1350€ par ha soit autant voir plus que ce que rapporte le blé...

La production d'agrocarburant - notamment la 2ème génération qui devrait être au point d'ici 2020 - peut d'ailleurs être combinée avec celle de granulés.

C'est une filière qui peut être mise en place rapidement si on en a la volonté et avec un investissement beaucoup moins important que le photovoltaïque  ;-)

Excellent :-)

Merci  :merci:

Cyberfish

Je l'ai déjà dis dans un autre topic, il me semble : en allant en Allemagne j'ai été agréablement surpris de voir que, dans certaines régions, presque toutes les habitations, pas mal de terrain inutilisables et surtout toutes les grandes surfaces sont équipées de panneaux photovoltaïques.
Et en fait, il semble que cela vienne du fait que les surfaces sont directement louées par des sociétés d'exploitation qui posent et entretiennent le matériel.
Il n'y a donc aucun frais pour le propriétaire ni aucun tracas. La boite s'occupe de tout et se contente juste de reverser un loyer (quoi de plus rentable ?).
Reste qu'en France on est encore loin de ce schéma qui, pour moi, est le seul viable à long terme.

Niclette

CitationJe pense que les carburants verts (au cs où tu les inclurais dans les combustibles dont tu parles), en l'état, sont une vaste fumisterie.

Il n'y a pas que les carburants verts dans la biomasse, on peut utiliser les plantes cultivées directement comme combustible (entre autres pour les particuliers sous forme de granulés).
Il est possible de monter des chaudières de cogénérations produisant chauffage + électricité dans les quartiers à forte densité de population (en ville dans les quartier d'immeuble) ou dans l'industrie et d'utiliser des chaudières à granulés pour les particuliers habitant dans des zones mois densément peuplées.
La production se fait sur des plantes poussant assez vite comme le miscanthus ou en laissant pousser des taillis (donc avec des arbres et arbustes poussant très vite comme le noisetier, le saule, ...) qu'on coupe tous les 2 ou 3 ans. Il y a également pas mal de déchets non utilisés dans la filière bois (tous les branchages lors de la coupe des arbres, la sciure dans les scieries, ...)
Pour le miscanthus par exemple, le pouvoir calorifique est 4500 kWh par tonne avec un rendement de l'ordre de 10 tonnes par ha. En imaginant de ne payer que 0,03 € le kWh aux agriculteurs cela fait 1350€ par ha soit autant voir plus que ce que rapporte le blé...

La production d'agrocarburant - notamment la 2ème génération qui devrait être au point d'ici 2020 - peut d'ailleurs être combinée avec celle de granulés.

C'est une filière qui peut être mise en place rapidement si on en a la volonté et avec un investissement beaucoup moins important que le photovoltaïque  ;-)

Mac Karium

Citation de: Niclette le 16 11 09, 10:29 AM
Pour le particulier et pour des petites surfaces, je pense qu'il est préférable de s'intéresser au "chauffe eau" solaire pour produire son eau chaude et éventuellement faire un complément au chauffage en hiver.

Totalement d'accord. On en a déjà parlé dans un autre post.
Pour le particulier, le système PV + tarif de rachat à 0.55 n'est pas viable économiquement.
C'est juste un système intéressant pour l'amorçage du marché.
En matière d'énergie solaire, c'est actuellement le chauffage solaire qui est intéressant.

Ma question n'est pas là.
Je ne m'interroge pas sur le plan du particulier.

Mac Karium

#24
Citation de: Cyberfish le 15 11 09, 17:03 PM
En tout cas, si je me base sur l'analyse que m'avait fait mon amis chauffagiste, suite aux formations qui lui ont été données pour l'installation de panneaux solaires, les durées de vie et de rendement optimaux ne sont pas si élevés qu'on veut bien le croire.

Je pars sur un rendement médiocrissime de 10 %.

Les progrès sont plus rapides maintenant que le "green business" se met en place et que certains acteurs importants donnent l'exemple (ex : Google). Et de nouveaux panneaux voient le jour (meilleurs rendement, pose plus simple, modularité, esthétisme, --> cf salon de l'habitat).

Citation de: Cyberfish le 15 11 09, 17:03 PM
Tout d'abord il semble que le point faible vienne de l'onduleur qui va vivre entre 3 et 7 ans en moyenne. Ensuite, il semble que le rendement optimal des panneaux chute à partir d'une dizaine d'année.
Enfin, l'inclinaison et le positionnement joue très fortement sur le rendement.
En tout cas, avec tout ça j'ai décidé de ne pas m'y intéresser. Je préfèrerai un système basé sur une éolienne de façade reliée à un accu (pour alimenter mon installation en cas de panne).

Comme dit précédemment, que ce soit de l'éolien ou PV ou autre, aucun problème !

Mais mon propos n'est pas de produire de l'énergie pour soi mais de changer le modèle de production.

Par ailleurs, concernant la durée de vie, même si elle baisse en cours d'exploitation, ça ne devient pas catastrophique avant une vingtaine d'année (et encore). Mais encore une fois, si un particulier, un propriétaire d'immeuble, un gérant de zone industrielle ou commerciale installe une ou des éoliennes, cool. Je ne fais pas de blocage sur les PV.

Exemple :

Actuellement, les toits des zones industrielles / centres commerciaux / entrepôts sont :
- Inutilisés.
- Très laids
- Situés dans des zones où l'urbanisme pourrait difficilement expliquer un refus d'autorisation.
- Et vraiment très très laids.

Ne peut-on pas imaginer les convertir en micro centrale de production électrique locale ?
Que ce soit pour la revente totale de la production ou uniquement du surplus?

Est-ce totalement neuneu comme idée ?
C'est ça ma question.







Mac Karium

Citation de: Niclette le 14 11 09, 22:07 PM
Concernant la production d'électricité "verte" par les particuliers je n'y crois pas à grande échelle (ça ne marche qu'à coup de subvention car l'investissement est trop lourd, les subventions ça ne marche que tant que cela reste un phénomène marginal). Il faut que ce soit des projets portés par des grands groupes privés ou par l'état.

C'est exactement ce que je propose...

Il ne s'agit PAS de produire sa propre énergie propre ;) pour la consommer sur place.
Il s'agit de repenser le modèle.

Plutôt que d'avoir un gros producteur (ex: ERDF), proposer une micro production chez les particuliers. Particuliers qui n'utiliseraient PAS l'électricité produite pour leur propre compte mais qui la revendrait à ERDF (ou autre).

ERDF passerait ainsi que producteur à distributeur-régulateur de cette micro production.

De même que pour la production agricole responsable (éviter le plus possible de faire voyager les produits), il s'agirait d'une production locale, revendue pour une utilisation locale.

Que ce soit des PV, des hélices ou des vélos à dynamos, m'en fout.
Je ne fais pas un blocage sur les PV. (enfin, dépend de quels PV on cause... ;)

La question que je posais initialement :

- Ne peut-on pas utiliser les milliards que coûte une centrale nucléaire pour investir dans ce nouveau modèle de production énergétique ?

J'ai bien conscience que je suis dans le plus totale rêve d'un monde meilleur, étant donné les enjeux financiers en question = ce que ça rapporte à certains). J'aimerai donc savoir si, selon vous, cela peut être viable économiquement et techniquement.

Je rappelle quelques chiffres :

- Coût d'une centrale nucléaire : estimés entre 2,4 et 4 milliards d'euros *
- Coût de démantèlement : 450 millions de $
- Coût d'achat du combustible radioactif (extraction, acheminement, enrichissement): ???
- Coût de traitement des déchets radioactifs: ???
- Coût de stockage des déchets radioactifs non recyclables : ???

Ces milliards, au lieu d'être utilisés à la construction d'autres centrales ne pourraient-ils pas être utilisés pour changer de modèle ?

(*) en 2007 et en Lituanie, pour un site d'une capacité de 800 à 1600 MW.




Mac Karium

Citation de: Niclette le 14 11 09, 22:07 PM
La filière biomasse est sans doute un meilleur débouché pour les agriculteurs. Je crois d'ailleurs qu'ils peuvent cultiver sur les terres en jachères des plantes destinées à la filière biomasse sans perdre leurs subventions.
Cette filière à l'avantage de procurer du combustible stockable

Je pense que les carburants verts (au cs où tu les inclurais dans les combustibles dont tu parles), en l'état, sont une vaste fumisterie. C'est faire perdurer un système qui nous conduit droit dans le mur. En clair, remplacer le pétrole par des plantations pour continuer de produire du combustible. Proposer l'utilisation des terres en jachère, c'est s'enfoncer encore un peu plus dans ce système qui a prouvé sa non viabilité.

Au lieu de laisser le sol se reconstituer grâce à la période de jachère (sol qui a été pourri, épuisé et empoisonné par l'agriculture industrielle), on va encore un peu plus l'exploiter pour donner à bouffer aux bagnoles et au chauffage...

Sérieux...  :roll2:

N'est-il pas temps de réfléchir à un autre modèle plutôt que de faire perdurer l'ancien - toxique - à coup de rustines ?




Cyberfish

Je pense comme toi, vis à vis du marché de l'électricité de particuliers.

Maintenant j'ai moi même mis en place ces fameux chauffe eau solaire et j'en suis très satisfait.
Par contre, même si pour un chauffage "basse température" comme le plancher chauffant il est utilisable, je rejoints mon ami chauffagiste sur le fait que ce n'est pas une solution rentable (du moins dans notre région - l'Est). En effet, l'investissement n'est pas compensable par les quelques petites économies que ça pourrait générer en hivers.

Niclette

Pour le particulier et pour des petites surfaces, je pense qu'il est préférable de s'intéresser au "chauffe eau" solaire pour produire son eau chaude et éventuellement faire un complément au chauffage en hiver.
Ce sont des installations bien moins couteuse et plus simple (donc moins couteuse en entretien par la suite)

La situation actuelle du photovoltaïque, subventionné à l'installation et à la production, n'est pas tenable à long terme : EDF ne peut pas racheter indéfiniment le kWh à 0,60 € soit près de 6 à 10 fois le prix de vente au consommateur,  pour de l'électricité qui n'est pas disponible de manière régulière et pas nécessairement quand on en a besoin...
Je doute qu'il y ait beaucoup de français prêt à payer ce prix là leur électricité pour renoncer aux centrales nucléaires  :roll:

Cyberfish

En tout cas, si je me base sur l'analyse que m'avait fait mon amis chauffagiste, suite aux formations qui lui ont été données pour l'installation de panneaux solaires, les durées de vie et de rendement optimaux ne sont pas si élevés qu'on veut bien le croire.
Tout d'abord il semble que le point faible vienne de l'onduleur qui va vivre entre 3 et 7 ans en moyenne. Ensuite, il semble que le rendement optimal des panneaux chute à partir d'une dizaine d'année.
Enfin, l'inclinaison et le positionnement joue très fortement sur le rendement.
En tout cas, avec tout ça j'ai décidé de ne pas m'y intéresser. Je préfèrerai un système basé sur une éolienne de façade reliée à un accu (pour alimenter mon installation en cas de panne).

Niclette

CitationEt si on demandait à certains agriculteurs de se reconvertir ?

Au lieu de promettre des centaines de millions d'euros, proposer aux plus endettés de convertir tout ou partie de leur surface cultivable en champs de PV (ou éolien ou autre renouvellable). Avec rachat de l'électricité à un tarif préférentiel ?

La filière biomasse est sans doute un meilleur débouché pour les agriculteurs. Je crois d'ailleurs qu'ils peuvent cultiver sur les terres en jachères des plantes destinées à la filière biomasse sans perdre leurs subventions.
Cette filière à l'avantage de procurer du combustible stockable


Concernant la production d'électricité "verte" par les particuliers je n'y crois pas à grande échelle (ça ne marche qu'à coup de subvention car l'investissement est trop lourd, les subventions ça ne marche que tant que cela reste un phénomène marginal). Il faut que ce soit des projets portés par des grands groupes privés ou par l'état.

Mac Karium

Un autre élément :

CitationDix mètres carrés de modules courants développent une puissance-crête d'un kilowatt, soit environ une énergie de 900 kWh à Lille et de 1 200 kWh à Nice, par an. (ADEME)

Pour une durée de vie de 25-30 ans.
(durée au delà de laquelle ils ne cessent pas de fonctionner, mais voient leur rendement baisser)

L'idée serait d'au lieu de lancer un emprunt national, lancer un "prêt" de toiture ou de surface exploitable.




Mac Karium

#16
Citation de: Niclette le 14 11 09, 11:33 AM
Statistiquement, il y a moins d'une chance sur 4 pour qu'une toiture inclinée soit exposée à peu près correctement pour des panneaux solaires (c'est à dire au sud).

Et l'inclinaison du toit en plus de l'exposition (inclinaison qui varie selon les régions). Ce qui entraine soit des frais supplémentaires (en imaginant que la Mairie soit d'accord... sont loin d'être verts à ce sujet  :gr:) soit inéligibilité pour cause de mauvais rendement.

Tentons de trouver de solutions sans censure. OK ?
Façon brainstorming.

Et si on demandait à certains agriculteurs de se reconvertir ?

Au lieu de promettre des centaines de millions d'euros, proposer aux plus endettés de convertir tout ou partie de leur surface cultivable en champs de PV (ou éolien ou autre renouvellable). Avec rachat de l'électricité à un tarif préférentiel ?


Mac Karium

Je suis d'accord avec ton analyse. Tu résumes bien la situation.

Il serait tout de même souhaitable de trouver d'autres solutions que de construire d'autres centrales (nucléaires ou thermiques peu importe)... Parce que la gestion des déchets, démantèlement inclus, ce n'est pas sur 20 ou 30 ans que ça nous engage...




Niclette

CitationJ'ignore comment tu aboutis à ce nombre mais comme pour produire la consommation électrique totale française, il en faut 5000km²  :-D
Statistiquement, il y a moins d'une chance sur 4 pour qu'une toiture inclinée soit exposée à peu près correctement pour des panneaux solaires (c'est à dire au sud). En prenant en compte qu'il existe également des toits plats qui sont toujours utilisables les toitures exploitables doivent être de cet ordre de grandeur. Mais quand on retranche les sites classés où on ne peut pas installer une toiture photovoltaique, les villes et villages au fond de vallées encaissées, etc on doit atteindre péniblement les 5000 km².
Sachant qu'il faudra des dizaines d'années pour équiper les toitures (la puissance photovoltaïque mondiale totale installée en 2008 représente 2% de la consommation annuelle française  :roll: ), on reste obligés de construire des "anciennes" centrales électriques (qu'elles soient nucléaires ou fonctionnant à l'énergie fossile), celles existantes ne tiendront pas assez longtemps.

Je ne vois pas comment on peut se passer du nucléaire dans les 50 ans à venir sachant que dans cette période la production de pétrole risque de diminuer et les consommations d'énergie augmenter. Les énergies renouvelables auront déjà bien du mal à couvrir cette augmentation de consommation ...
Construire de nouvelles centrales nucléaires pendant encore 20 ou 30 ans pour maintenir le parc est donc pour moi un mal nécessaire, la décroissance de cette énergie ne pourra se faire qu'à l'horizon de la moitié de ce siècle.

Mac Karium

Une autre info.

Dimanche dernier (le 8 novembre), l'éolien a produit 50% (cinquante pourcent !) de l'énergie électrique espagnole, grâce à de forts vents ayant balayé une grande partie de ce pays.

Comme le souligne Niclette, le pb, c'est la régularité. Mais imaginons que des progrès soient effectués en matière de rendement, de compacité et de silence de fonctionnement (pour par exemple installer des éoliennes sur les toits des immeubles en ville, dans les zones industrielles, etc.), c'est très encourageant !

- Dimanche, 50% de l'électricité produite en Espagne était éolienne

:oui:


Mac Karium

#12
Citation de: Niclette le 07 11 09, 14:37 PM
Mais comme il faut qu'elle soit orientée au sud il y a au mieux 7000 km² exploitables ...

J'ignore comment tu aboutis à ce nombre mais comme pour produire la consommation électrique totale française, il en faut 5000km²  :-D

On peut également imaginer utiliser d'autres surfaces que les toits.

Ce n'est donc pas atopique d'imaginer investir dans des panneaux et l'éolien au lieu d'engager des coûts dans une nouvelle centrale. Les anciennes centrales continueraient de produire. C'est juste histoire de ne plus en construire de nouvelles et d'arrêter de propager cette technologie à travers le monde.

Là où j'ai encore un doute, c'est que la technologie des PV est plutôt ancienne et le rendement médiocre et dépendant de l'ensoleillement. Je pense que beaucoup de progrès vont voir le jour, surtout concernant le rendement, le coût. Ce serait donc dommage d'investir massivement maintenant.

N'empêche...

J'aimerais bien pouvoir faire le comparatif entre le coût d'un équipement massif en PV et le coût réel d'une centrale nucléaire (tout compris : de la construction au démantèlement en passant par l'achat du combustible et le coût du retraitement et stockage des déchets).

Par exemple, rien que le coût du démantèlement du réacteur nucléaire Yankee Rowen dans le Massachusetts s'est élevé à 450 millions de dollars.

Et là, jsuis trop fatigué pour faire les calculs du coût d'1m² de PV que multiplie... etc. etc...  :dodo:

silverdream77

Ils n'ont cas inventer un système pour capturer la foudre, 2,21 gigawatts, cela en fait des foyers éclairés.  :bnoel:

Niclette

Le problème c'est qu'actuellement le renouvelable ne permet pas vraiment d'éliminer les autres sources d'électricités : Que ce soit les panneaux solaires ou l'éolien, ils ne produisent pas l'électricité quand on en a forcément besoin.
Installer la puissance d'une centrale nucléaire en panneau solaire ne permet pas d'éliminer la dite centrale, on additionne les couts.

CitationIl y a 30.000 km² de toitures en France...
Mais comme il faut qu'elle soit orientée au sud il y a au mieux 7000 km² exploitables ...

Mac Karium

Et pourquoi ne repense-t-on pas le mode de production lui même au lieu d'envisager la construction de nouvelles centrales ?

Micro production "verte" répartie sur le tout le territoire chez les particuliers.
Energie vendue à ERDF ou autres qui se charge de répartir la production.

Question :
Est-ce plus cher d'équiper 5000 Km² de toitures en France ou de construire une centrale nucléaire (en y intégrant tous les coûts, y compris la matière première qu'on importe, le retraitement des déchets et le coût de démantèlement d'une centrale) ?

(je n'ai pas la réponse, je me pose la question)


  • La consommation électrique française est d'environ 550 Twh par an.
  • Cette consommation correspond à l'énergie solaire reçue par un carré de notre sol d'environ 25 km sur 25 km
  • Une surface de 5.000 km² de panneaux photovoltaïques (*)
  • 1 m² de cellules photovoltaïques produit environ 100kWh (*)
  • Il y a 30.000 km² de toitures en France...


(*) ayant un rendement de 10%, donc peu efficace.

Niclette

Ces articles fait par des gens qui visiblement n'y connaissepas grand chose n'apporte rien !
Je n'ai aucune idée du niveau d'entretien des centrales nucléaires en France mais ce que tu cites sont des choses normales !
Citation
Parmi les réacteurs arrêtés, le réacteur nº 1 de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, fait l'objet d'une visite décennale (contrôles préalables à l'extension de 10 ans de la durée de vie du réacteur)
Ce sont des controles réglementaires, rien d'inquiétant, toute les installations classées en France passent par là.

Citationle réacteur nº 3 de Paluel, en Seine-Maritime, à la suite d'un départ de feu en salle des machines
ça oK, c'est moyennement inquiétant, même si dans l'industrie ce n'est pas un évènement rare, cela arrive de temps à autre

Citationle réacteur nº 2 de Nogent-sur-Seine (Aube) en raison d'un défaut sur un alternateur
Citationle réacteur nº 3 du Bugey (Ain) après un aléa technique sur un générateur de vapeur
C'est de l'usure normale pour ce genre d'appareil qui tournent des centaines d'heures par an. Est on surpris quand un alternateur lache sur une voiture après 150000 km ?
C'est exactement pareil avec les centrales nucléaires.
Citation
le réacteur nº 1 de Civaux (Vienne) à cause du dysfonctionnement d'un moteur électrique placé sur une des vannes de l'enceinte du bâtiment réacteur
Idem, c'est un dysfonctionnement normal, c'est pour cette raison que ce genre d'équipement est doublé ou triplé.
Faire de l'entretien préventif sur ce genre d'équipement est quasiment impossible, cela peut lacher à tout moment.

Il faut arrêter de crier au loup à chaque fois qu'il y a un problème technique sur une centrale nucléaire : c'est la vie normale d'une installation technique. Ce qui est important ce sont les sécurités derrière pour pallier au problème.

Eragon

bbbrrr
j'en ai froid dans le dos
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-11-02/edf-electricite-pres-d-un-reacteur-nucleaire-sur-trois-est-a-l-arret/920/0/391228
CitationParmi les réacteurs arrêtés, le réacteur nº 1 de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, fait l'objet d'une visite décennale (contrôles préalables à l'extension de 10 ans de la durée de vie du réacteur). Quatre réacteurs sont à l'arrêt pour des incidents : le réacteur nº 3 de Paluel, en Seine-Maritime, à la suite d'un départ de feu en salle des machines ; le réacteur nº 2 de Nogent-sur-Seine (Aube) en raison d'un défaut sur un alternateur ; le réacteur nº 1 de Civaux (Vienne) à cause du dysfonctionnement d'un moteur électrique placé sur une des vannes de l'enceinte du bâtiment réacteur ; le réacteur nº 3 du Bugey (Ain) après un aléa technique sur un générateur de vapeur.
article a lire  ..... d'urgence  :-(

Matien

Salut,

Pour donner quelques éléments aux questions qui se sont posées :
- Le parc de centrales nucléaires en France permet de faire ce que l'on appelle de la "base". En gros, ce type de centrale peut produire beaucoup et longtemps, mais ne peut pas vraiment s'adapter à des variations de demande (du type quand tout le monde rentre à la maison à la fin de la journée)
- l'électricité verte du type éolien (bien que variable et incertaine) est considérée comme de l'électricité de base, et impacte le volume programmé des centrales nucléaires
- les phénomènes de pointe sont de plus en plus marqués, conséquence directe de notre mode de consommation (plus de chauffages électrique, plus de pompes à chaleur, et plus de consommateurs divers et variés (TV, ordi...))
- Le marché de l'électricité s'ouvre à la concurrence : les "alternatifs" ont besoin de devenir producteurs et plus seulement revendeur --> Ils cherchent à construire des centrales permettant de couvrir des pointes (c'est là où l'électricité se vend le plus cher, et en parallèle ils n'ont pas les moyens de se lancer dans la construction de centrales nucléaires) , vu qu'ils ne pourront pas être compétitifs sur le marché de l'électricité de base (sauf si le prix de vente augmente fortement... ce qui va arriver tôt ou tard.)

@+
Matien

Niclette

#5
Citationmais qu'en est il des ampoules halogène ?

Elles connaissent des restrictions pour les moins performantes d'entre elles : toutes les ampoules qui émettent moins de 15 lumens/W sont appelées à disparaitre, pas seulement les ampoules incandescence, cela concerne donc toutes les ampoules à incandescence et les halogènes de mauvaise performance (classe énergétique D).
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2-_Convention_ampoules_cle7ec3ee.pdf

Eragon

Citation de: Cyberfish le 01 11 09, 11:10 AM

Bref, je me demande justement si ce genre de message n'est pas encore là pour ajouter de l'eau au moulin de ceux qui voudraient justement lancer leurs investissements dans la création d'usines supplémentaires.
EPR ..... ou RNR that is the question
au fait , on a supprimé a la vente les ampoule a incandescence .... mais qu'en est il des ampoules halogène ?

CitationEn tous cas ceux qui rêvent de la voiture électrique à court terme (c'est à dire d'ici 5 ans) vont vite se heurter au principal problème : pour faire rouler des voitures électriques il faut de l'électricité ...
tout a fait d'accord Niclette ... et maintenant , Cyber .... pourquoi ils veulent faire une usine  de production électrique près de "chez nous" ?  :sifflets:

Niclette

#3
A priori c'est bien une réalité : la France n'est plus capable de répondre aux pics de consommation en cas de grands froids. C'est que tout simplement les maximums de consommation croissent plus vite que la production maximale ...
Ce qui ne veut pas dire que globalement nous ne soyons pas en surproduction.
Les plus touchés par les coupures sont ceux en bouts de lignes HT : La Bretagne et l'ouest de la France.

Il y a plein de chose intéressantes sur le site de RTE : http://www.rte-france.com
Notamment ce petit résumé http://www.rte-france.com/htm/fr/mediatheque/telecharge/statistiques_annuelles_2008.pdf
Les courbes sont intéressantes pour voir la variation sur une journée ou d'un jour à l'autre (comparer par exemple un dimanche avec un jour de la semaine,  ... )

CitationEn effet, chez nous c'est la bataille pour ou contre l'installation d'une unité de production à gaz. D'un coté on nous serine qu'il faut de l'électricité et de l'autre que nous en avons déjà assez.
Bref, je me demande justement si ce genre de message n'est pas encore là pour ajouter de l'eau au moulin de ceux qui voudraient justement lancer leurs investissements dans la création d'usines supplémentaires.

C'est justement ce genre d'installation qui est utile pour faire face aux pics de consomamtion qui posent problèmes  ;-)


En tous cas ceux qui rêvent de la voiture électrique à court terme (c'est à dire d'ici 5 ans) vont vite se heurter au principal problème : pour faire rouler des voitures électriques il faut de l'électricité ...
Celle ci est disponible en quantité limitée et seulement à certaine heures (entre 23H00 et 6H00 globalement) et pas tous les jours  :fou:

Cyberfish

Surprenant effectivement quand avant on nous disait que nous surproduisions au point d'exporter massivement.
Maintenant je me demande jusqu'à quel point ce genre de discours est valable.
En effet, chez nous c'est la bataille pour ou contre l'installation d'une unité de production à gaz. D'un coté on nous serine qu'il faut de l'électricité et de l'autre que nous en avons déjà assez.
Bref, je me demande justement si ce genre de message n'est pas encore là pour ajouter de l'eau au moulin de ceux qui voudraient justement lancer leurs investissements dans la création d'usines supplémentaires.

Eragon

La France va devoir importer de l'électricité cet hiver
LEMONDE.FR avec AFP | 30.10.09 | 19h48 | AFP

Citation
SITUATION INÉDITE
La France va devoir importer de grandes quantités d'électricité cet hiver pour satisfaire la hausse de sa consommation et des coupures pourraient intervenir en cas de "froid intense et durable", a prévenu vendredi 30 octobre le Réseau de transport d'électricité (RTE).

"Dans une situation de froid intense et durable [...] le niveau d'importation pourrait atteindre 9 000 mégawatts", indique le gestionnaire de réseau, soit la "capacité maximale" d'importation supportable par le réseau électrique français.
[...]
Si une telle situation était atteinte, RTE pourrait donc avoir recours "à des moyens exceptionnels", incluant des coupures partielles d'électricité dans certaines régions pour éviter que le système électrique ne s'écroule.

nous sommes prévenus  :roll: ..... avec nos bacs  :-/