INTERVIEW CAPA 2018 - Damien RUP  (Lu 273 fois)

Karine
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Pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Bonjour à tous, je m'appelle Damien j'ai 38 ans et j'habite en Moselle à Hagondange. Je suis infographiste de métier dans une entreprise qui fabrique des enseignes de magasin.


Peux-tu nous décrire ton parcours en aquariophilie-aquascaping ?

Pour moi le départ était à l'âge de 14 ans où j'ai usé d'un subterfuge pour acquérir mon premier aquarium (car ma mère ne souhaitait avoir aucun animal de compagnie à la maison),en effet, j'ai acheté mon premier aquarium au frère de mon meilleur ami, pour qu'il me l'offre à mon anniversaire. Comme cela je ne pouvais pas le refuser, héhé ! Malin non? Et puis quelques années plus tard. Je me suis vu offrir mon premier aquarium d'un mètre à Noël et c'était le début d'une grande aventure. Dès lors j'ai possédé plusieurs types de poissons, guppy, platy Molly, Scalaires, Corydoras, Ancistrus etc. en passant par des cichlidés de toutes sortes. Mais avec le recul je me rappelle que mes bacs ne ressemblaient vraiment à rien. Suite à mon divorce, j'ai dû faire une pause en 2016 et fin 2017 je me suis racheté un bac et c'est là que je suis tombé à force de recherche sur le terme aquascaping et j'ai vu des tonnes de vidéos là-dessus qui m'ont donné envie de faire quelque chose de différent et surtout de beau, dans mon aquarium. J'ai eu envie de faire une une sorte d'iwagumi ou moutain scape. Donc ce premier bac n’était pas très réfléchi, limite improvisé. Je fais des expériences. J'ai voulu tester des plantes notamment les graines chinoises... mais néanmoins j'ai appris beaucoup de choses de ces erreurs.



Peux-tu nous parler du processus créatif qui sous-tend la conception de tes bacs en aquascaping ?

Contrairement à mon premier bac aquascaping, les suivants, à force de me renseigner et d'implication ont été plus réfléchis.
Depuis, je me suis beaucoup intéressé au style Mountain et iwagumi. Je suis tombé amoureux de la pierre en Aquascaping, de la dimension qu'elle pouvait apporter. Depuis je me suis fabriqué une table à hardscape pour chacune de mes cuves. Cela m'a permis de travailler mes hardscapes de manière plus sereine et posée, voire de tenter d'autres choses. C'est vraiment un plus, je ne pourrais plus m'en passer maintenant. Je n'ai pas forcément de vision au départ , je me laisse porter par l'inspiration et ma créativité et souvent il se passe un truc, je sais pas comment l'expliquer. Mais malgré ma toute petite expérience en Aquascaping (1 an et demi). J'ai  beaucoup de soutien à travers les réseaux sociaux, ce qui m'encourage et qui me pousse à progresser. Si je devais me donner un point fort peut-être et sans prétention, je dirais que j'ai juste une certaine sensibilité lors de la conception de mes hardscape. Et une fois en haut j'arrive faire parler mes photos et les mettre en valeur ; mon point faible serait plutôt la partie chimie de l'eau qui m'embête lol.


Je reviens sur tes sources d’inspiration. Y a-t-il des domaines artistiques qui sont en articulation avec ta pratique de l’aquascaping ?

J'ai toujours aimé le dessin,  je travaille en infographie dans une entreprise qui fabrique des enseignes donc je suis amené à créer des logos, trouver une communication esthétique et cohérente, pour cela il faut une bonne part de créativité.



Peux-tu nous en dire plus sur la partie technique de ton bac ?

Pour le CAPA à 2018 j'avais proposé 2 deux bacs dans 2 catégories en débutant.
"Inverted reality" le tout premier bac que j'ai lancé était surtout basé sur de la récupération. Je l'ai réalisé avec les moyens du bord: pouzzolane, une couche de sol nutritif et tout le Manado que j'avais et que je ne voulais pas jeter. Une petite couche de sol technique pour la gazonnante. Roche de pagode. Engrais de la gamme easy life carbo, ferro et profito et surtout du Co2. L'éclairage était d'origine et je l'ai complété par une rampe maison.

Mon petit Nano "Kings moutain" de 25 litres. Je voulais tester la gamme JBL proscape volcano en sous-couche et plantes soil beige. Les pierres, de la Dragon Stone. Une petite rampe chihiros Série A du CO2 et les mêmes engrais.[/size]

Le CAPA et l’aquascaping s’inscrit dans une tradition de concours. Qu’en penses-tu ?

Pour moi le CAPA c'est surtout ma toute première expérience de concours, celle qui m'a motivé à franchir le pas du fait qu'il y ait une catégorie débutant, je me suis dit pourquoi pas, je tente. J'ai été vraiment content de ma première participation et surtout d'avoir eu un retour des juges très constructif.


Le CAPA est donc un concours français. J’entends parfois parler d’école française. Quel est ton point de vue à ce sujet ?

Je pense que le CAPA a encore de belles années devant lui et j'espère vraiment qu'il y aura d'avantage de participation, surtout en France.


Quel regard portes-tu sur l’aquascaping aujourd’hui ?

Je trouve que c'est une passion magnifique dans laquelle je me sens bien. Cela m'apporte beaucoup de choses positives. Cette passion est à mon sens encore méconnue en France et j'espère qu'elle se développera d'avantage.


Des projets pour 2019 ?

 Ma participation au CAPA bien évidemment ! Mais cette fois-ci dans la catégorie au-dessus... on ne rigole plus ! Je souhaite peut-être tenter d'autres concours, il faut encore que je me renseigne.
 
Je souhaiterais aussi participer à l'IAPLC,  soyons fou. Mais j'ai déjà du retard…