INTERVIEW CAPA 2018 - karine SURGET  (Lu 356 fois)

Karine
  • Capa
  • 454
  • 3


Pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?
J’ai 44 ans, je suis mariée et l’heureuse maman de 2 grands gars de 15 et 18 ans. J’ai la chance d’habiter en milieu rural et j’ai par conséquence le privilège de pouvoir apprécier chaque jour la beauté de la nature qui m’environne.


Peux-tu nous décrire ton parcours en aquariophilie-aquascaping ?
J’ai débuté dans le monde aquariophile par l’élevage, reproduction et sélection de crevettes d’eau douce il y environ 7 ans. Puis il y a 2 ans, grâce à une amie déjà passionnée d’aquascaping, je me suis décidée à faire mon premier concours, car, lier le monde aquatique avec une dimension plus artistique m’est apparu une évidence étant déjà passionnée par tout ce qui touche au « créatif » (dessin, loisirs créatifs, bricolage etc…)


Peux-tu nous parler du processus créatif qui sous-tend la conception de tes bacs en aquascaping ?
Mes sources d’inspiration peuvent être diverses : nature, bacs de concours, tableaux, dessins  etc… En fait je travaille mes hardscapes souvent au feeling. Je pars avec une idée en tête mais au final mon bac est souvent différent de l’idée d’origine. J’affectionne particulièrement le travail avec les roches. Pour le bac de cette année j’avais une photo en guise d’inspiration. J’ai ensuite acheté les pierres correspondantes à cette idée (light pagode) et je me suis lancée. Bien évidemment il m’a fallu plusieurs jours pour finaliser mon hardscape. Ensuite est venue la plantation : mon point noir… J’ai encore beaucoup à apprendre pour dompter la plantation, la choisir judicieusement en fonction du visuel final que je souhaite obtenir. Mais l’aquascaping est une discipline dans laquelle on apprend toujours et où à chaque nouvelle création, de nouveaux challenges se présentent. Ce bac m’aura appris notamment à essayer de gérer correctement les mousses et leur taillage.


Je reviens sur tes sources d’inspiration. Y a-t-il des domaines artistiques qui sont en articulation avec ta pratique de l’aquascaping ?
Depuis l’enfance j’aime beaucoup le dessin. Je fais souvent de petits croquis pour la création d’un nouveau projet.  Après, le bricolage est aussi étroitement lié avec la création d’un hardscape : collage, montage, assemblage de bois, racines, roches… bref vous l’aurez compris, j’aime tout ce qui touche à la création artistique et au travail manuel.


Peux-tu nous en dire plus sur la partie technique de ton bac ?
Ce bac fait 96L brut. J’ai deux rampes led (chihiro série A + chihiro rgb) qui fonctionnent 7h par jour à terme.  En ce qui concerne la filtration du bac j’ai un filtre externe crista profi  auquel j’ai additionné une petite pompe de brassage. En sol j’utilise de tropica soil et du sable de rivière pour le décor. Au niveau de l’entretien je dirai que je passais en moyenne 2h par semaine au départ (brossage du décor, enlever quelques algues filamenteuses (fidèles compagnes lol), taille, siphonage et changement d’eau de 30 à 50% les premières semaines puis environ 25% ensuite). (Petite astuce pour le brossage du décor afin d’ôter les diatomées, algues ou patine d’un bac : j’utilise tout simplement une brosse à dent électrique).


Le CAPA et l’aquascaping s’inscrivent dans une tradition de concours. Qu’en penses-tu ?
Le Capa est le premier concours auquel j’ai participé. J’ai donc un attachement tout particulier à cette organisation. De plus c’est le seul concours francophone existant. L’aquascaping est en pleine évolution en France. On le voit notamment au développement de beaucoup de groupes facebook réservés à cette discipline. De plus le Capa est l’un des rares concours où chaque participant peut recueillir les appréciations, remarques, critiques des juges qui sont parmi les meilleurs aquascapeurs mondiaux. Donc c’est surement le concours qui permet de mettre l’accent sur ses points forts et ses points faibles afin de toujours progresser et s’améliorer.[/size]


Le CAPA est donc un concours français. J’entends parfois parler d’école française. Quel est ton point de vue à ce sujet ?
Personnellement je pense qu’il n’y a pas vraiment  « d’école française ou de style français ». Nous sommes une nation très riche et variée et cela se ressent sur les bacs que l’on peut admirer en concours. On retrouve aussi bien du nature aquarium, du diorama, du travail très axé sur les roches, ou bien sur le bois ou encore  privilégiant les plantes. Bref, nous sommes riches de talents et de sensibilités.


Des projets pour 2019 ?
J’ai un nouveau projet en cours pour 2019 qui cette fois est exclusivement en seyriu stone. Le travail d’un hardscape full pierre est pour moi le plus difficile à mettre en œuvre  [/font]mais aussi le plus motivant. J’adore la construction minérale mais avec le choix de mon décor, chaque petite pierre a son importance donc cela demande beaucoup de rigueur. C’est un nouveau challenge qui me motive vraiment. Je ne suis pas attachée à un style particulier de bac. Ce que j’affectionne le plus c’est d’essayer à chaque nouveau projet de progresser et de me lancer de nouveaux défis.

Buul
  • 859
  • 15
Merci pour cette interview Tatak :merci:

Karine
  • Capa
  • 454
  • 3
Merci jeune homme  :bisou:

Adam
  • Modosaurus
  • 7849
  • 64
  • Taliban de l'aquariophilie
Tu poste ta propre interview où tu t'es toi même poser des questions...y'a combien de personne dans ta tête?


philippe2
  • Animateur
  • 3744
  • 32
Tu poste ta propre interview où tu t'es toi même poser des questions...y'a combien de personne dans ta tête?

 :rire: :rire: