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Loricariidés : Glyptoperichthys spp / Pléco ...  (Lu 138 fois)

Véronique

  • Modosaurus
  • Messages: 6160
Famille : LORICARIIDAE

Genre : Glyptoperichthys ou Pteryglopichthys
G. gibbiceps

Noms communs
Pléco, nettoyeur, gibbi
et autres joyeusetés... Il est très souvent vendu comme l’outil indispensable dans tout bac comme nettoyeur de base pour le débutant...




Ce genre ne possède que peu d’espèces, mais d’une infinité de patrons de coloration, en fonction de la provenance ou des conditions de vie. On trouve notamment :

G. joselimai L001 (L022), G. gibbiceps L083 (L165, L196), G. parnaibae, G. punctatus, G. scrophus
Taille :

Le genre fait partie des "gros" poissons... On peut dissocier le G. gibbiceps des autres espèces par sa taille supérieure qui peut flirter avec les 60 cm dans un volume suffisant (supérieur à 1500 litres).

Il faut noter que si les autres espèces sont décrites comme inférieures en taille, comme par exemple le G. joselimai



elles atteignent tout de même facilement les 30 cm. Je pense qu’il faut prendre ces valeurs prudemment, et considérer les "Glyptos" comme de grands poissons. En effet, l’espèce G. gibbiceps est très largement maintenue et répandue à travers le monde, ce qui est moins le cas des autres espèces, plus difficiles à trouver. Qui sait, si dans de bonnes conditions, ces "petits" Glypto ne deviendraient pas aussi grands que leur grand frère ?
Répartition géographique :

A l’origine, les Glypto sont des poissons Sud-Américains, comme tous les Loricaridés. Initialement, on trouve les origines suivantes :

G. joselimai L001 (L022) Rio Tocantins

G. gibbiceps L083 (L165, L196) largement répandu dans l’Amazone péruvien et brésilien. La forme du L083 est prélevée dans le rio Xingu

G. parnaibae est issu du Lac de Parnaguá, Rio Paraim, Parnaíba basin, Maranhão, Brazil

G. punctatus vient lui du Rio Guaporé

G. scrophus vient des bassins des Rio Marañon et Ucayali

Cependant, le genre s’est très fortement exporté en Asie pour reproduction dans de grands bassins semi-naturels, à des fins d’élevage. Il a été constaté localement que le genre, particulièrement les G. joselimai et les G. gibbiceps ont été réintroduits dans le Mékong, et s’y sont installés d’une manière durable. Comme à chaque introduction "à intervention humaine" il serait intéressant de se demander quel est l’effet sur la faune et la flore locale...



Comportement social :

Comme beaucoup de grosses ventouses, il est assez associal en intraspécifique et a besoin d’une cache spécifique pour lui seul. Il reste cependant un poisson calme que vous ne verrez guère que lors de la distribution de nourriture, ou alors, à la lampe de poche, de nuit...

Maintenu dans un espace inssufisant, il deviendra extrêmement territorial envers tout concurrent, indifférement du genre ou de l’espèce. J’ai pu constater dans un 720 litres peuplé de 7 discus téfé adultes (S. aequifasiatus) et d’un seul G. cf gibbiceps L83 du Xingu une attitude très aggressive à chaque fois que les discus passaient à proximité de la cache du Glypto pour s’y nourrir. En effet, les vers de vase tombaient au sol et les discus tentaient de les manger... inévitablement, le glypto les pourchassaient comme "concurrents" et leur faisaient faire 2 fois le tour du bac en mode fuite...

Il m’a été reporté que certains glypto "vampirisaient" des discus ou d’autres grands cichlidés calmes et les blessaient parfois mortellement en leur suçant les flancs (mucus ?). Personnellement, je n’ai jamais eu l’occasion de le vérifier.

Ceci étant dit, avec une ventouse pareille




Alimentation type :

de base, il s’agit d’un herbivore pur. Cependant, et comme de nombreux autres, une part carnée ou du moins protéinée est nécessaire... en aquarium, il deviendra très rapidement "opportunivore" et se jettera sur tout ce que vous pourrez lui donner. N’oublions pas qu’un lori de cette taille devient rapidement une "usine à cacas" redoutablement efficace
La filtration devra pouvoir suivre..
.
Dimorphisme sexuel :
La seule technique valable pour identifier un mâle d’une femelle consiste à "la retournette" afin d’observer la papille génitale. Personnellement, je ne parviens pas à identifier d’une manière certaine le mâle de la femelle... Je tends à penser que cela a peu d’importance, du fait que les glypto sont généralement maintenus en individus solitaire, du fait de leur taille... à mois d’avoir une piscine olympique et de vouloir se lancer dans l’élevage en colonie massive
Reproduction :

Le genre possède un mode de reproduction difficilement réalisable en aquarium pour deux raisons majeures :

1. la taille adulte des individus 2. le fait qu’ils creusent les berges terreuses afin d’y créer un pondoir et qu’ils s’y isolent durant la saison sèche.

En effet, le Glypto peut assimiler l’oxygène atmosphérique par un système intestinal fortement vascularisé. En Asie ou en Floride, il est reproduit à échelle industrielle en bassin semi-naturel. Le poisson creuse une galerie dans la berge argileuse. La galerie peut faire environ 15 cms de diamètre et jusqu’à 1 mètre de profondeur. Elle est située peu au-dessus de la surface de l’eau et le mâle s’y isole dans un magma d’eau boueuse et de limons. Tant qu’il reste humide, il peut y survivre plusieurs jours et s’occuper des oeufs, comme n’importe quel autre lori.
Eau et température :

L’eau devra être très oxygénée, même si le poisson peut supporter des variations saisonnières importantes. Selon l’espèce et la saison, on peut établir une fourche entre 24 et 30 °C.

Bac typique :

Au vu de la taille adulte qu’atteignent ces poissons, et également de leur caractère difficile, un bac de 200 cms de façade avec une très grande surface au sol paraît nécessaire pour accueillir convenablement 1 seul de ces poissons.

IMPORTANT Vu son caractère, il est improbable de réussir une maintenance à long terme avec d’autres gros Loricaridés dans un volume trop petit.

Il est également primordial de tenir compte de sa forte charge polluante, en tant qu’herbivore de grande taille. Il serait préférable d’oublier, même si c’est très tentant, la maintenance commune avec de gros cichlidés type Astronotus ou Crenicichla. A moins bien sûr d’avoir une double filtration surdimensionnée et un entretien plus que rigoureux.

Un sol constitué d’une bonne couche de sable de loire et d’une ou deux racines en guise de caches fera parfaitement l’affaire. Il est également primordial de pouvoir proposer au Glypto une, voire deux caches où il puisse se retirer dans la journée.

Les plantes peuvent être utilisées et ne seront pas consommées, tant qu’il trouvera ailleurs une nourriture plus facile. Il est cependant recommandé d’installer des plantes à fort développement racinaire car l’animal a une tendance fâcheuse à avoir des capacités de terrassement insoupçonnées.




Un coup de queue sur une colère ou une peur d’un tel bestiau crée un certain remous. Cela a pour conséquence de détruire toutes les plantes à feuillages fins, et de déracine immédiatement tout ce qui n’est pas fermement ancré dans le substrat. Personnellement, j’ai pu obtenir une cohabitation plausible avec de grandes Echinodorus durant 2 ans, avant que le poisson ne devienne vraiment trop grand (32 cms pour un 200x60x60) et qu’il ne rejoigne un autre passionné disposant d’un plus grand bac.

Espèces fréquemment commercialisées :

les deux espèces le plus souvent proposées sont le Glypto gibbiceps et occasionnellement le G. joselimai .



Les autres variétés sont plus difficilement dénichables, faute d’acquéreurs potentiels... on retrouve là la dure loi du marché...

© ElTofi
Véronique.
www.ivanov.ch

Xema

  • Messages: 32
On peut également ajouter à la liste Pterygoplichthys ( il me semble que Glyptoperichthys n'est plus valide ) ambrosetti et anisitsi ( le premier est disponible de temps à autre par contre le second est quasi introuvable )

Xema

  • Messages: 32
J'ai oublié aussi P. pardalis et multiradiatus qui sont à la fois très proches mais aussi assez fréquemment répandus en aquarium.