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Quand les politiques ignorent les scientifiques...Publié par Julien – 23 mars 2007Article sous licence : Sans licence |
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Fin mai 2006, les 25 membres de l’Union Européenne se sont réunis pour tenter de s’accorder sur une politique commune concernant la pêche. En voici le compte rendu publié dans la presse > désaccord des 25 sur la pêche Il n’y a pas eu d’accord au sein de l’Union Européenne au sujet du nouveau fond européen pour la pêche. Peu après minuit, la présidence autrichienne a constaté l’échec. Les négociations sont donc renvoyées à l’automne. Cela alors, que le fond mondial pour la nature explique une nouvelle fois que certains poissons sont menacés de disparition. C’est l’éternel débat au sein de l’Union Européenne entre les pays dits "amis des poissons" et les pays dits "amis de la pêche". Une version maritime du conflit nord-sud. Les pays du nord voulant davantage protéger les stocks de poissons, alors que les pays du sud pensent à leurs pêcheurs. Il s’agit donc de trouver un équilibre entre ceux qui veulent davantage de bateaux et ceux qui veulent davantage de contrôle. Un compromis était sur la table mais les 25 ministres de la Pêche de l’Union ont échoué, lundi soir, à trouver un accord avec la Commission européenne sur le nouveau Fond européen pour la pêche, qui devait réformer le système d’aides communautaires au secteur. Une industrie déclinante en raison de la baisse des stocks de poisson. Mais l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique se sont opposés au compromis présenté, tandis que la Pologne, qui souhaitait davantage d’aides pour sa flotte, s’est abstenue. Les négociations sont renvoyées au mois de septembre, sous présidence finlandaise. Hasard du calendrier, c’est aussi lundi que les Nations unies ont donné le coup d’envoi d’une conférence chargée d’examiner les moyens de renforcer la loi internationale sur la pêche. Objectif : mieux protéger les réserves mondiales de poisson. Dans un rapport publié la semaine dernière, le Fonds mondial pour la Nature (WWF) avait accusé les organisations internationales de la pêche en haute mer de n’avoir pas réussi à empêcher la surpêche et le "blanchiment" des poissons, une méthode évidemment difficile à détecter. Or dans ces deux cas se sont les stocks et certains poissons qui sont menacés de disparition, comme les thons ou les requins océaniques. Pendant quatre jours, l’ONU va donc examiner les moyens de lutter contre la surexploitation des mers et tenter de trouver des moyens pour enrayer la pêche illégale. On pouvait donc espérer tout de même une réelle prise de conscience, et donc un peu d’espoir quant à l’avenir de nos fantastiques océans, mais voilà une dépêche paru en novembre… > La quasi-totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation auront disparu des océans d’ici 2050 si les tendances actuelles se poursuivent, ont mis en garde jeudi des scientifiques américains et canadiens. Cette disparition accélérée de la biodiversité marine résultant de la sur-pêche et de la pollution menace la sécurité alimentaire de la planète et l’environnement, affirment ces biologistes et économistes dans l’étude la plus complète réalisée à ce jour sur ce sujet et publiée dans la revue américaine "Science". A ce stade, "29% des espèces de poissons et de crustacés sont en passe de disparaître", précise Boris Worm ajoutant que "les prises de pêche de ces espèces ont diminué de 90%" ces dernières années. La morue de l’Atlantique nord a déjà atteint le point de non-retour et est considérée quasiment éteinte. Source : RTBF et LE MONDE |
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