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Les plantes, matériaux de base

Rédigé par Crono, Cuong, kirua, Kookaburra, Mellonman, Philippe2 - Publié par Kookaburra – 15 avril 2007

Le Guide du Débutant en Bacs Plantés - Les plantes
Les plantes étant bien évidemment le matériau de base de tout bac planté, il est nécessaire si l’on veut réussir son jardin aquatique d’apprendre à en connaître les différentes espèces et variétés, ainsi que leurs spécificités.



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Ceci permettra :

- de choisir les plantes qui conviendront aux conditions du bac (ou, à l’inverse, de créer – ou modifier – les conditions du bac afin qu’elles conviennent pour la maintenance des plantes sélectionnées)

- de savoir comment les placer, et les planter, non seulement d’un point de vue esthétique, mais aussi afin de leur assurer une croissance saine

- de savoir comment les reproduire

- de savoir comment les tailler

Ainsi la composition de votre plan de plantation devra tenir compte des critères techniques de maintenance de la plante autant que des critères esthétiques, et donc, de votre goût personnel.

Pour apprendre à connaître les différentes plantes, un seul moyen : vous renseigner par vous-mêmes à travers les nombreux sites présentant des catalogues de plantes (Catalogue TROPICA, catalogue FLORAQUATIC, liste AQUABASE, PLANTGEEK, APC plantfinder) ou les quelques livres traitant de la question, le plus recommandable étant l’ouvrage "Plantes d’aquarium" de C. KASSELMANN.

Nous ne prétendons pas ici vous présenter toutes les plantes aquatiques en détail mais juste faire un survol rapide des différents types de plantes afin de vous permettre d’utiliser aux mieux les sources d’informations indiquées ci-dessus.


3.1 – Les différents types de plantes

3.1.1 – Plantes aquatiques / plantes palustres

Les plantes réellement « aquatiques » sont celles qui vivent, dans leur milieu naturel, en permanence immergées et ont donc développé une grande aptitude à capter les nutriments par leur feuillage. Elles peuvent être reconnues grâce aux indices suivants : feuillage souvent très finement découpé (pour offrir une plus grande surface de contact avec l’eau), tige « molle » ne leur permettant pas de s’ériger au dessus de la surface de l’eau, système racinaire souvent réduit ou inexistant.

Parmi ces plantes, on compte aussi bien sûr toutes les plantes flottantes, qui sont toutefois peu utilisées dans les aquariums plantés dans la mesure où elles présentent l’inconvénient de priver de lumière la plantation située en dessous d’elles.

La richesse du sol n’a donc que peu (ou pas du tout) d’influence sur la pousse des plantes aquatiques.

Cabomba furcata, plante aquatique

Les plantes palustres : dans leur milieu naturel, elles vivent les pieds dans l’eau mais leur feuillage n’est immergé que pendant la saison humide. Elles sont donc adaptées à la vie immergée mais tirent le principal de leur « alimentation » du sol, grâce à leurs racines.

On retrouve dans cette catégorie la grande majorité des plantes vendues dans le commerce aquariophile. On comprend donc aisément que ces plantes se développeront mieux sur un sol riche et ce facteur est à prendre en compte pour leur maintenance en aquarium. Attention aux « fausses » plantes d’aquarium

Certaines plantes vendues dans le commerce aquariophile ne sont pas réellement des plantes aquatiques. Il s’agit de plantes palustres qui sont capables de vivre immergées pendant une courte période mais qui ne peuvent survivre à long terme dans un aquarium. Elles dépérissent donc assez rapidement (de quelques semaines à quelques mois).

Parmi les plus répandues, citons Dracaena, Ophiopogon japonicus, Hemigraphis colorata, Cordelyne, Fittonia ou encore Spatiphyllum. Ces plantes sont à réserver pour les terrariums ou les paludariums.

Cordelyne

Liste illustrée de plantes non-aquatiques


3.1.2 – Plantes à tige / à collet / à bulbe / à rhizome / mousses

- Plantes à tige : formées d’une tige (eh oui !!!) sur laquelle poussent de nombreuses feuilles. Les racines poussent directement de la tige. Le nombre d’espèces dans cette catégorie est de loin le plus important parmi les plantes d’aquarium.

- Plantes à collet : toutes les tiges (ou les feuilles) poussent d’un même point appelé le collet. Une seule feuille par tige (sauf exception). Les espèces principales sont : Blyxa, Cryptocoryne, Cyperus, Echinodorus, Eleocharis, Lilaeopsis, Sagittaria, Vallisneria. Lors de la plantation, on veillera à ce que ces plantes ne soient pas enfoncées trop profondément dans le substrat (le collet doit affleurer à la surface du sol).

Cryptocoryne petchii

- Plantes à bulbe : même principe que les plantes à collet mais les tiges (ou les feuilles) poussent d’un bulbe, sorte d’oignon qui peut avoir diverses formes (de sphérique à cylindrique). Les principales espèces sont : Aponogeton, Barclaya, Crinum, Nymphea. Le bulbe ne doit pas être enterré (sous peine de pourrir), mais déposé sur le sol, ou légèrement enfoncé (d’un quart à un tiers de sa hauteur).

Crinum calamistratum

- Plantes à rhizome : le rhizome ressemble à une grosse racine de laquelle partent toutes les tiges. Il ne s’agit en fait pas d’une racine mais d’un organe de stockage de réserves pour la plante. Le rhizome ne doit pas être enfoui dans le substrat lors de la plantation ou il risque de pourrir rapidement. Les plantes les plus courantes de ce type (Anubias, Bolbitis heudelotti) se développent d’ailleurs très bien quand elles sont fixées sur des pierres ou des racines.

- Les mousses : n’ont pas de racines et doivent donc être fixées sur des pierres ou des pièces de bois, à l’aide de fil ou de petits filets (du genre des filets dans lesquels sont vendus les citrons ou les oignons). Après quelques semaines, la mousse sera accrochée par elle-même sur le support et s’étendra sur sa surface.

Xmas moss (photo http://www.geocities/nature_aquarium)


3.2 – La reproduction

Reproduire les plantes (ou les laisser se reproduire) est le moyen le plus économique de remplir votre bac planté, si toutefois la patience ne vous fait pas défaut.

La technique pour multiplier vos plantes dépend du type de plantes : Pour les plantes à tige, rien de plus simple, il vous suffit de couper la tête (ou un rejet latéral) sur une plante et de la repiquer. On conseille en général, avant de replanter la tige, de raccourcir les racines à 2-3 centimètres et d’enlever les feuilles susceptibles de se retrouver sous le niveau du sol (afin d’éviter qu’elles ne pourrissent en polluant inutilement).

Cette bouture produira rapidement des racines et se développera normalement. Une tige de quelques centimètres suffit, l’important étant qu’elle dispose tout de même de quelques feuilles dépassant du substrat.

Les plantes à collet se reproduisent généralement en produisant des stolons, c’est-à-dire de nouveaux exemplaires miniatures, poussant sur un rejet rampant ou souterrain émis par la plante mère. Ces stolons peuvent être laissés tels quels ou séparés de la plante mère (attendre toutefois qu’ils aient quelques feuilles) pour être replantés ailleurs.

Plantes à bulbe : elles se reproduisent en émettant de nouveaux bulbes, accolés à celui de la plante mère, mais seulement quand la plante mère a atteint une certaine maturité. Ces nouveaux bulbes peuvent être prélevés par la suite.

Plantes à rhizome : au fur et à mesure du développement de la plante, le rhizome s’allonge. Il suffira alors de le sectionner en plusieurs parties pour obtenir de nouvelles plantes, dont le rhizome se remettra lui aussi à croître.

Rhizome d’Anubias nana

Plantules adventives : pour certaines espèces, de toutes petites plantes peuvent apparaître d’elles-mêmes sur les feuilles (pour les Microsorum, les Ceratopteris ou les Nymphea par exemple), sur les hampes florales (pour les Echinodorus notamment), voire sur les racines non enfouies. Ces plantules peuvent être prélevées et replantées dès qu’elles ont atteint une taille raisonnable (quelques feuilles).

Plantules adventives sur Microsorum pteropus


3.3 – La taille

Une fois votre bac lancé, si tout se passe bien, il vous faudra rapidement commencer à tailler les plantes.

Là encore la pratique de la taille et l’observation des réactions de chaque plante seront vos meilleurs moyens pour progresser.

Il vous faudra notamment une certaine habitude de l’exercice pour connaître la vitesse de reprise de chaque plante après une taille, ce qui vous permettra, par la suite, d’arriver à synchroniser les tailles des différentes plantes, de manière à ce que toutes arrivent à la hauteur et l’aspect que vous souhaitez à peu près au même moment… Exercice difficile !


Pourquoi tailler ?

- pour donner à un massif la forme que vous souhaitez
- pour densifier un massif
- pour récupérer des boutures
- pour éviter que des plantes trop grandes (notamment quand elles commencent à « ramper » à la surface de l’eau) ne fassent de l’ombre à celles qui sont en dessous

Voilà qui devrait fournir quelques boutures... (Photo Mellonman)


Comment tailler ?

Avec des ciseaux (fin et pointus si possible, c’est plus facile) ou à la rigueur, avec vos ongles.

Les techniques de taille dépendent du type de plante :

Pour les plantes à tige, deux techniques :

a) couper les têtes à la hauteur souhaitée (ou plutôt, en dessous pour anticiper la repousse).

Cette technique est la plus facile à mettre en œuvre et la plus rapide (pas besoin de déraciner tout votre massif) donc la plus fréquemment employée.

De plus, elle a l’avantage de permettre de densifier rapidement un massif. En effet, sur chaque tige coupée, il apparaîtra en général (bien que certaines plantes aient des comportements un peu différents) deux rejets, légèrement en dessous de l’endroit où vous avez coupé. Ainsi, si vous repiquez également la tête que vous avez coupée, vous vous retrouverez bientôt avec trois tiges en croissance de cette même plante, alors que vous n’en aviez qu’une au départ.

Les inconvénients :

- Une taille sévère laisse les tiges coupées apparentes et votre bac sera donc moins agréable à regarder pendant quelques temps.

- Après un certain nombre de tailles de ce type, la plante a souvent tendance à « s’affaiblir » et ralentir sa croissance.

- À l’endroit où vous aurez coupé, l’ancienne tige restera généralement telle quelle et ne repoussera pas (seuls les rejets latéraux repousseront), ce qui peut être inesthétique, particulièrement pour les plantes dont la tige est très épaisse

b) déraciner, couper le bas des tiges et replanter le haut

Cette technique est plus longue et fastidieuse à mettre en œuvre. En outre, elle oblige la plante à refaire un système racinaire à chaque fois que vous procédez à l’opération (ce qui peut prendre du temps pour certaines plantes).

Par contre, en pratiquant ainsi, vos massifs auront toujours un aspect attractif, avec des plantes pourvues de jolies têtes (d’autant plus appréciable dans le cas de plantes dont la tête - étant mieux éclairée - est plus colorée que le reste de la tige). Par ailleurs, si certaines plantes ont tendance à se dégarnir du bas, cette méthode de taille permettra de faire disparaître (temporairement) ces inesthétiques tiges déplumées. Pour les plantes à collet

Dans le cas de la majorité de ces plantes, une feuille ne peut être coupée partiellement (sauf les Vallisneria). Une feuille coupée au milieu sera condamnée à court terme.

Dès lors, la seule manière de tailler est de désépaissir la plante, en coupant à la base les feuilles les plus grandes ou celles qui sont abîmées.

Pour les plantes à bulbe :

Même chose que pour les plantes à collet : couper les tiges à la base (au ras du bulbe) car la plupart ne repousseront pas si vous les coupez au milieu.


3.4 – Le choix des plantes

Naturellement, tout débutant aura tendance à choisir pour son premier bac planté, les plantes qu’il trouve les plus belles et ne pourra s’empêcher de vouloir multiplier les espèces et variétés… Nous sommes tous passés par là…

Afin d’éviter certains désagréments, il convient cependant de réfléchir posément au choix des plantes, à nouveau en se documentant sur chaque espèce et variété (Catalogue TROPICA, catalogue FLORAQUATIC, liste AQUABASE, PLANTGEEK, APC plantfinder) , ou les quelques livres traitant de la question), afin de les sélectionner en toute connaissance de cause, en se fondant à la fois sur des critères esthétiques et des critères techniques.


3.4.1 – Critères esthétiques

Dans ce domaine, votre goût personnel est évidemment le facteur le plus important, et là, nous ne pouvons rien faire pour vous… Cependant, la création d’un jardin aquatique harmonieux ne se limitera pas à sélectionner les plantes que vous trouvez les plus belles et les aligner dans votre bac…

Tout comme un peintre étudiera les œuvres de ses aînés, nous ne pouvons que vous conseiller d’essayer de voir le plus grand nombre de bacs plantés possibles (Concours APC, AGA Aquascaping Contest), afin de trouver l’inspiration.

Ceci permettra de passer du stade du choix d’une plante pour sa beauté à celui du choix d’associations de plantes, de formes de massifs ou de style de bac par exemple (voir, pour plus de précisions, le chapitre « Aquascaping »).

Dès lors, vous serez plus à même de choisir les plantes spécifiques qui permettront de réaliser le « layout » que vous souhaitez. Votre choix se fera principalement en fonction de :


- la couleur :

Du rouge vif au vert éclatant, en passant par toutes les nuances de brun ou de vert sombre, la couleur des plantes sera un facteur déterminant pour l’aspect final de l’aquarium.

La couleur vous permettra notamment de créer des contrastes (une plante bien rouge se détachant sur une autre d’un vert intense sera ainsi mieux mise en valeur) ou des jeux d’ombre et de lumière (en jouant avec des plantes d’un vert tendre et d’autres d’un vert profond).

Au moment de votre sélection, souvenez vous qu’un éclairage intense aura tendance à faire rougir les plantes (les plantes rouges seront plus rouges, certaines plantes qui seraient restées vertes avec un éclairage moyen auront tendance à rougir ou brunir).

Rotala rotundifolia


- La taille :

La majorité des plantes étant petites à l’achat, il vous faudra connaître la taille "normale" (hauteur et largeur) de celle que vous voulez, afin d’éviter par exemple d’acheter un grand Echinodorus qui, à terme, remplira totalement votre bac, d’installer des Vallisneria gigantea (dont les tiges peuvent atteindre 1 ou 2 m) dans un bac de 30 cm de hauteur, de planter en premier plan une Hygrophila qui cachera rapidement tout ce qui se trouvera derrière elle, ou encore de planter trop rapprochées des plantes dont la croissance en largeur sera importante.

Un Echinodorus trop grand pour le bac qui l’héberge et placé trop en avant...


- la taille et la forme de feuilles :

Outre leur couleur, la taille et la forme des feuilles est un moyen aisé d’apporter des contrastes dans un bac planté.

On évitera ainsi en général de juxtaposer des plantes ayant un feuillage similaire (Cabomba et Limnophila par exemple) et on préférera varier les formes de feuilles (feuilles rondes, feuilles longues, feuilles finement découpées…).

Les plantes à grandes feuilles sont logiquement à réserver aux grands bacs. Une plante à grandes feuilles dans un petit bac le fera paraître plus petit encore.

Attention beaucoup de plantes (la plupart des plantes palustres) sont vendues dans le commerce avec leur feuillage émergé, dont la forme et la couleur ne sont pas forcément ceux du feuillage immergé qui apparaîtra dans votre bac.


3.4.2 – Critères techniques

Le choix des plantes doit également être fait en fonction des apports dont chaque plante aura besoin pour se développer (éclairage, apport de CO2, sol nutritif,…). Inutile en effet de vider votre bourse pour acheter des plantes qui ne survivront pas dans votre bac…

Là encore, les annuaires de plantes cités plus haut seront un outil indispensable.


* La lumière

Dans ce domaine, les différentes espèces de plantes ont des besoins très divers. Certaines peuvent se contenter d’un éclairage faible, voire de la lumière du jour alors que d’autres ne s’épanouiront pleinement qu’avec un éclairage puissant (de l’ordre de 1 watt par litre d’eau).

Pour vous aider, nous vous proposons deux listes des plantes les plus courantes, pouvant se contenter d’un éclairage limité d’une part, très exigeantes en lumière d’autre part.

Eclairage faible (moins d’1W pour 2l) :
- la plupart des Anubias
- Bolbitis heudelottii
- Ceratophyllum demersum
- Toutes les Cryptocoryne
- Hydrocotyle leucocephala
- Hygrophila corymbosa et H. polysperma
- Microsorum pteropus (fougère de Java)
- Les Vallisneria
- Vesicularia dubyana (mousse de Java)

Eclairage puissant (plus d’1,5W par l) :
- Les Alternanthera
- Les Ammania
- Bacopa caroliniana
- Blyxa japonica
- Les Cabomba
- Didiplis diandra
- Les Eichornia
- Glossostigma elatinoides
- Hemiantus callitrichoides
- Limnophila aromatica
- Ludwigia arcuata, L. inclinata et L. glandulosa
- Les Nesaea
- Rotala macranda et R. rotundifolia
- Shinnersia rivularis
- Les Tonina

La majorité des autres plantes se situent entre ces deux extrêmes : elles survivront peut être avec un éclairage faible mais pousseront peu. Un éclairage moyen leur suffira pour s’épanouir. Un éclairage intense ne leur nuira pas (au contraire) et aura parfois un effet sur leur couleur, comme indiqué plus haut.

Si malgré tout vous voulez absolument introduire de la Rotala macranda dans votre 400l éclairé par 50 w, préparez vous à certaines désillusions… Signalons enfin que les besoins en éclairage peuvent influer également sur le placement d’une plante dans l’aquarium : éviter par exemple de mettre une plante gourmande en lumière aux extrémités du bac (qui sont souvent moins bien éclairées pour peu que les tubes soient plus courts que la cuve) ou encore penser que certaines plantes appréciant un éclairage tamisé se développeront peut être mieux à l’ombre de plantes plus grandes si votre éclairage est puissant.

Ludwigia en pleine photosynthèse...


* Le CO2

L’apport de CO2 est toujours un plus pour la pousse des plantes mais rares sont tout de même les espèces pour lesquelles il est indispensable. On citera toutefois Eusteralis stellata, Riccia (en immergé), Rotala macranda, Limnophila aromatica, Hemianthus callitrichoides cuba, les Tonina et les Eriocaulon, qui auront du mal à donner le meilleur d’elles-mêmes sans un taux élevé de CO2 dans l’eau du bac.

Par contre, même si la plupart des plantes peuvent individuellement se passer d’un apport de CO2, celui-ci deviendra quasi-indispensable dans un bac densément planté de plantes à pousse rapide.


* Le sol nutritif

Les plantes d’aquarium ont la particularité de pouvoir capter les nutriments par leurs racines (comme les plantes terrestres) mais aussi par leur feuillage.

Nous l’avons vu précédemment, les plantes palustres s’alimentent préférentiellement par le sol, les plantes aquatiques par l’eau. A vous donc de choisir les plantes en fonction de la richesse de votre sol.

Il est par exemple possible de faire fonctionner un bac densément planté sans sol nutritif, en utilisant principalement des plantes aquatiques, des plantes pouvant pousser sur racines ou sur pierres (diverses mousses, Anubias, différentes variétés de fougère de java, Bolbitis heudelotti, Riccia, etc…) ou des plantes palustres peu exigeantes quand à la qualité du sol (Hygrophila notamment).


* Les paramètres des l’eau (GH, KH, pH, température)

Bien que toutes les plantes aquatiques aient des paramètres de prédilection, elles sont également assez tolérantes quant aux facteurs cités ci-dessus (à part certaines espèces, comme par exemple les Tonina qui réclament absolument une eau très douce). Voir le chapitre sur les facteurs environnementaux optimums pour plus de précisions.

Tonina sp. Belem

Un cas un peu particulier se présente si vous souhaitez maintenir des Discus ou autres poissons réclamant une eau plus chaude (autour de 30°C). Votre choix de plantes sera un peu restreint, certaines espèces ne supportant que temporairement des températures aussi élevées.


* Le courant

La quasi-totalité des plantes se contentent d’un faible mouvement d’eau autour d’elles (la plupart vivent dans leur milieu naturel dans des eaux stagnantes ou très peu mouvementées).

Il existe cependant quelques espèces (les Crinum ou Bolibitis heudelotti par exemple) dont le développement sera meilleur si on les place dans une zone de courant plus fort.

À partir de toutes ces données, vous voilà armé pour trouver les plantes qui conviendront à votre projet, et les placer au mieux dans votre plan de plantation.


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©Crono, Cuong, kirua, Kookaburra, Mellonman, Philippe2

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